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«A quoi sert l'"histoire de l'art", si ses méthodes ne permettent pas d'ouvrir une perspective sur la connaissance que délivrent, à des degrés divers, les œuvres ? [...] L'"histoire de l'art" serait-elle une pure fiction idéologique ? Ne doit-elle pas affronter les "dangers" qu'elle provoquerait en renonçant à sa magie, en devenant pour tous un instrument spécifique de connaissance, à l'égal de la philosophie, de la science, des autres arts ?»

 

Françoise Bardon

Arts, créations, cultures : Les faïences monastiques.

Les faïences monastiques

de Sainte-Anne de Kergonan (Morbihan).


Pour toi, un reportage in situ en exclusivité pour te montrer comment sont fabriquées les belles faïences des moines bénédictins de l'Abbaye Sainte-Anne de Kergonan, à Plouharnel (56)...
 
 
Il y a 40 ans, les moines prenaient leur terre à poterie sur les lieux-mêmes de l'Abbaye et tournaient les pièces sur place.

Les moines, actuellement, ne tournent plus les pièces eux-mêmes, faute de temps, mais les achètent en Moselle à l'état brut, c'est-à-dire sous la forme de ce que l'on appelle du "biscuit", i.e. d'un produit non émaillé, cuit à sa plus haute température, soit en général à 1050°, et dont la cuisson d'émail sera aux environs de 980° (on emploie aussi ce terme, à tort, pour désigner tout tesson cuit non émaillé). Assiettes, bols, plats... ont donc déjà subi une cuisson, mais ne sont pas encore émaillés. Ils sont en terre brute; or, la terre brute est poreuse, c'est-à-dire que si on laisse tomber une goutte d'eau dessus, la goutte est tout de suite bue. Par cette propriété de porosité du biscuit, il est possible de faire l'émaillage.


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La réserve de biscuits
 
L'émail, c'est une substance un peu comme du plâtre : il se présente sous forme de poudre blanche ou de couleur. On dilue cette poudre dans l'eau, en respectant des proportions bien précises selon ce que l'on veut faire (il y a donc des calculs à faire, souvent avec la règle de trois : tu vois, les maths, ça sert !). 
 
Un produit peut être dilué dans l'eau de 2 façons  : en dilution ou en suspension. En dilution, le mélange est très intime : c'est l'encre, par exemple. Si on laisait tomber une goutte d'encre sur le biscuit, elle serait bue, et ce qui pénétrerait à l'intérieur du biscuit ce serait de l'encre. L'émail étant très lourd et n'étant pas soluble dans l'eau, quand on veut le mélanger, il faut bien brasser, longtemps, et si on laisse reposer un peu le mélange, l'émail redescend au fond de la bassine et l'eau remonte en surface. Quand on prend une goutte de cet émail liquide et qu'on la laisse tomber sur le biscuit, comme l'émail est en suspension dans l'eau et non en solution, ce qui pénètre dans le biscuit, c'est de l'eau, et l'émail sec reste en surface.
 

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 Le bain d'émail...
 

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Le brassage du bain d'émail

Pour émailler un article, une assiette ou un bol par exemple, on le plonge dans le bain d'émail en suspension dans l'eau, assez rapidement, on l'en retire, et l'on constate que le biscuit a bu toute l'humidité et qu'il reste un beau glacis brillant d'émail à la surface, sur lequel on va pouvoir faire un motif (s'il sèche de trop, il faut le réhumidifier, avec un petit pulvérisateur à eau par exemple). L'épaisseur du glacis doit être uniforme, et pas trop épaisse sous peine de favoriser l'apparition de craquelures par la suite. Il ne faut pas plus d'un demi millimètre d'épaisseur d'émail.
 

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Le bol en biscuit vient d'être trempé rapidement dans le bain d'émail
avec les pinces : on fait tomber la goutte...


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Les moines ont fabriqué des pinces spéciales pour pouvoir tremper
les pièces sans laisser des traces de doigts.


L'émaillage peut aussi se faire au pistolet, en cabine; la pièce tourne, on pulvérise à partir du centre et on finit par l'extérieur, i.e. par l'arrête de la pièce. Quand le dessus est terminé, doucement on retourne la pièce et l'on recommence pour émailler cette fois l'envers.
Si l'on souhaite décorer cet émail avec des motifs de couleur, on peut le faire maintenant. Ici, les pièces sont cuites à 970° habituellement. A cette température-là, l'émail se liquéfie; après la cuisson, pendant le refroidissement, il se solidifie, devient très dur et très brillant. L'émail est d'origine minérale; certains émaux peuvent avoir pour base de la cendre de bois (châtaigner, chêne, etc...) : ils donnent alors des tons beiges et gris.
Pour plonger une pièce dans le bain d'émail, il ne faut pas la prendre avec les doigts, qui laisseraient des traces : on la prend donc avec des sortes de pinces, fabriquées par les moines potiers de l'Abbaye. Il en existe de plusieurs types, selon la pièce à prendre. Cela permet de bien tenir la pièce, de la plonger correctement dans le bain d'émail, sans oublier en la retirant de faire tomber la goutte qui se forme au sortir du bain, et qui formerait une surépaisseur si on la laissait (cela dit, on peut toujours la gratter une fois sèche, car l'émail reste très tendre tant qu'il n'a pas été cuit). La pièce est ensuite posée sur une planchette; s'il faut gratter l'émail en trop à un endroit, on le fait maintenant.


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Les pièces sont disposées sur une planchette.


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Cette pièce a des coulures d'émail : il va falloir la gratter, ce qui est facile
car l'émail est très, très tendre...

Une autre façon de procéder : au lieu de peindre le décor souhaité sur l'émail cru,  on peut peindre directement sur le biscuit; une fois le décors terminé, au pistolet, par dessus le décors, on étend un émail transparent qu'on appelle une "couverte".


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L'émaillage au pistolet est aussi possible.


Après cuisson, le résultat sera aussi bon que si l'on avait peint sur l'émail cru. Cela donne même un peu plus de profondeur au décor; on ne verra pas comme en relief la trace des coups de pinceau, puisque tout sera recouvert par la couverte. La difficulté est que les retouches sont impossibles si l'on peint directement sur le biscuit; alors que si l'on peint sur l'émail et qu'on se trompe, avec la pointe d'un couteau, on peut gratter, délicatement, l'erreur, et l'on peut même si besoin repasser un peu d'émail : c'est délicat, mais faisable, avec du soin.

Pour décorer une pièce émaillée, on utilise ce que l'on appelle un "poncif", fait non en papier calque mais en papier sulfurisé, que les moines préfèrent car il est plus souple et moins agressif pour l'émail cru. Par exemple, en utilisant du papier calque comme poncif dans une assiette creuse, le calque ferait des plis qui, même légers, creuseraient un peu l'émail et donc endommageraient la surface. Le papier sulfurisé étant plus souple, même s'il fait des plis, n'abîme pas l'émail.


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Un poncif en papier sulfurisé, vu par transparence; celui-là
doit avoir une dizaine d'années, et c'est lui qui va servir à
décorer les pièces qui nous intéressent. 


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A titre de comparaison, ce poncif-là est prévu pour
un plat de bonne taille.


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La coupelle (environ 40 ans), le tampon & le charbon de bois.


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La mise en oeuvre : utilisation du poncif.


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Voilà ce que ça donne : il n'y a plus qu'à peindre !


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Allez hop ! Au suivant !


Un poncif, comment ça marche ? Sur un morceau de papier sulfurisé donc, on dessine un motif, une queue d'hermine par exemple. Avec un épingle, ou plus exactement avec un "piquoir" comme on utilise en dessin, on perfore régulièrement le motif obtenu : le poncif est prêt à être utilisé (et il peut servir des années car il ne s'use pas vite !). On le pose dans la pièce sur laquelle on veut reproduire le motif : ici, une queue d'hermine. Dans une coupelle, on dispose d'un peu de charbon de bois en poudre, et d'un petit rouleau de tissus impégné de cette poudre de charbon. On frotte, en appuyant doucement, ce rouleau sur le poncif disposé sur la pièce à décorer : le charbon de bois traverse de cette façon les trous minuscules du poncifs et tracent, en pointillés noirs, le motif sur l'émail cru. J'avoue que ce rouleau imprégné de charbon de bois m'a rappelé le fritou dont on se sert pour graisser la bilig krampouez ! Mais il est tout de même nettement plus petit !!!
 
Comme le charbon de bois est du carbone pur, il disparaît totalement à la cuisson : malin, non ? C'est la raison pour laquelle les motifs sont reproduits sur les pièces avec du charbon de bois.
On peut aussi dessiner avec un crayon à papier, dit à "mine de plomb", avec une mine très grasse pour qu'elle ne creuse pas un sillon dans l'émail; la mine étant du carbone, tout ce qu'on dessine ainsi disparaîtra à la cuisson. Le crayon utilisé dans ce type de technique est un 9B. Cette technique n'est plus utilisée à l'Abbaye. Pour mémoire, les crayons durs sont dans les H, et les tendres dans les B.

La pièce à peindre est ensuite posée sur une "tournette" devant le moine potier. Cette tournette permet de faire tourner la pièce comme l'on veut pour appliquer les couleurs. Un petite planche placée juste au dessus permet de reposer le bras ou le poignet et de travailler plus à l'aise. Le moine peut ainsi appliquer tranquillement ses couleurs et se servant des pointillés laissés par le charbon de bois. Cette tournette est aussi indispensable pour faire sur la pièce ce que l'on nomme le "filet", i.e. la ligne de couleur régulière que tu vas trouver sur le bord supérieur d'un bol ou tout autour de l'aile d'une assiette. Il se trace après les autres motifs. Les pinceaux utilisés sont particuliers : ceux employés ici sont en poils de martre et ils sont fabriqués par une maison spécialisée en Bretagne, qui fournit aussi les grands porcelainiers de Limoges. Pas la peine d'en chercher à Artéis : ça ne se trouve pas partout ! Pour tracer le filet, pas de panique : la pièce doit d'abord être bien centrée sur la tournette; le pinceau est choisi avec soin, en fonction de la taille du filet et de la quantité de couleur qu'il devra conserver durant l'opération, car il ne saurait être question de le recharger pour finir le filet. On fait tourner la tournette à la main) et, en même temps, on applique la couleur pour faire le filet : il faut faire un tour complet, sans trembler et sans reprise. Un sérieux coup à prendre tout de même ! Et défense d'éternuer !


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La pièce est émaillée et encore crue; elle est disposée sur la tournette,
une planche au-dessus d'elle pour poser la main et peindre
plus facilement.


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La mise en peinture : les queues d'hermines; la couleur apparaît
violette, mais ce sera du bleu après cuisson !


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La phase délicate : l'application du filet.


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Quelques pinceaux. La bassine rouge contient de la sciure : on y
pose des pièces difficiles à peindre comme les tasses : bien calées,
le décor peut être plus facilement appliqué (eh oui : système D). 


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Les couleurs... Le petit grattoir à droite, sous la main,
sert à corriger les éventuelles imperfections. 


Les émaux sont des poudres de couleur que l'ont dilue dans l'eau; ils se liquéfient à la cuisson et donnent un glaçage dur et/ou brillant selon les émaux. Les moines font des tests de tous les émaux qu'ils possèdent pour avoir en référence ce que cela donne après cuisson. Des petites palettes d'émaux ont été cuites verticalement pour les tests : en se liquéfiant, les émaux descendent plus ou moins sur  les plaques, ce qui permet ensuite de voir ce que ça donne selon les épaisseurs (c'est moins épais en haut qu'en bas). Certains émaux donnent une couleur plate, une couleur unie; d'autres donnent des couleurs un petit peu chantantes; d'autres donnent des effets un peu particuliers. Quand on superpose plusieurs émaux ou quand on rajoute un petit peu d'oxyde de métal par dessus un émail, on peut obtenir les effets les plus inattendus et les plus variés. Chaque mélange essayé est soigneusement noté, avec les proportions, la température de cuisson, le résultat obtenu.


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Les couleurs...


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Les colorants : sans plomb, c'est marqué !



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Les émaux...


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Ouvrons une boîte d'émail de couleur, pour voir à quoi ça ressemble...


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Les tests d'émaux sont rigoureusement conservés et classés.


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Certains donnent des résultats surprenants...


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Une assiette-test; divers essais de peinture à la touche.


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Encore un essai, pour voir ce que ça donne...


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Certains dosages doivent être très, très précis.

Une technique particulière : celle des émaux cloisonnés. Certains émaux sont plus durs que d'autres et on besoin pour se liquéfier d'une température de cuisson beaucoup plus forte; on les utilise pour faire des cloisons. On passe au pinceau ou à la poire (un peu comme une douille à pâtisserie pour faire des motifs ou écrire "Bon anniversaire" sur ton gâteau) le contour d'un motif avec cet émail dur; ensuite, on remplit les plages délimitées par les cloisons que l'on vient de faire, avec des émaux qui ont une température de cuisson plus basse que ceux qui ont servi à faire les cloisons. A la cuisson, les émaux durs se solidifient, les autres se liquéfient (nuance...!) et remplissent les plages. Le résultat est un motif en émaux cloisonnés. On peut ainsi faire de très belles choses, à condition de s'en donner la peine & d'y passer du temps.


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Un exemple d'émaux cloisonnés : on distingue très bien
les parties en relief des autres. 


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Exemples de carreaux en émaux cloisonnés; à droite, la poire
qui sert à faire les cloisons. 


Maintenant que tu connais un peu mieux l'atelier, si nous parlions cuisson ? Parce que nos pièces de tout à l'heure, nous ne les avons pas encore cuites ! Tu es suffisamment fûté pour te douter qu'on ne va pas faire cuire une coupelle ou une assiette toute seule : ça reviendrait plutôt cher à la longue. Donc, on fait des pièces, on les met en attente et, quand il y en assez, on les enfourne. Pas n'importe comment, s'il te plaît... Il y a déjà des supports spéciaux pour les empiler ou plutôt les superposer :


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Quelques supports destinés à recevoir des pièces à cuire.


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Là, c'est juste pour te montrer comment on place les assiettes,
car celle-là est déjà cuite : comme on dit, c'est juste pour la photo !


Il existe aussi une infinité de cales pour que rien ne dégringole dans le four :

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Quelques cales pour les pièces.


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Encore des cales; certaines laissent des petites traces sous
les pièces & il faut ensuite donner un coup de meule. Ces cales ont été
émaillées à l'usage par les vapeurs de cuisson des pièces :
ça peut faire de superbes bijoux pour les filles, même si cela
 n'a pas été prévu pour cet usage !...

Enfin, on enfourne et on met à cuire; les pièces deviennent rouges et il faudra plusieurs jours pour les refroidir. Moralité, cuire une céramique, ce n'est pas comme cuire un gâteau breton !


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Le four...


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Toujours le four...


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 Et encore le four...


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Le petit coup de meule après cuisson si nécessaire...



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Des résultats plutôt sympas...


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Marrants, les coqs !


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Eh oui : c'est du Kergonan !



Pas si simple, donc, de faire de l'émaillage. Tu peux aller voir avec ta famille sur place les résultats, puisque les pièces sont en vente au magasin de l'Abbaye... Celles que tu vois sur cette page ne représentent qu'un aperçu de ce qui y est fabriqué : il existe des pièces plus simples, mais aussi beaucoup plus sophistiquées. L'Abbaye peut même, à titre exceptionnel, travailler pour une commande ou une occasion particulière : elle l'a déjà fait par exemple pour le Lycée Saint-Louis de Lorient il y a quelque temps, pour des pièces commémoratives.

Site de l'Abbaye : 
http://www.kergonan.org/

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